La question du discernement vocationnel s’est posée pour moi lors de ma troisième année d’études, durant laquelle j’ai suivi le cycle Saint-Jean-Paul II. J’ai dans un premier temps fait le cycle pour le cadre qui nous était proposé : week-ends de retraite, vie de prière, et surtout car mes amis le faisaient, sans recherche particulière de discernement.
Cette année de discernement apporte beaucoup dans la quête d’une unité de vie : un cadre, une vie de prière, une hygiène de vie, soit une base pour discerner librement. Ce qui m’a particulièrement marqué est l’apport théologique et spirituel, dense mais varié, grâce aux enseignements, topos et témoignages de personnes issues de tous états de vie, laïcs comme consacrés, de différentes communautés, nous ouvrant le spectre de discernement à l’Eglise tout entière. Le cycle a aussi fait naître en moi le désir de la sainteté par la vocation à laquelle je pense être appelé.
Pour parler du discernement en tant que tel, il est indispensable pour nous chrétiens de se donner les moyens de discerner notre vocation si nous avons ce désir d’accomplir la volonté de Dieu dans nos vies. Cela passe par l’abandon, la confiance en Dieu, la volonté et le combat contre nos « attaches personnelles » qui éloignent de Dieu et empiètent sur notre liberté de discernement.
Heureusement, le discernement ne se fait pas seul. J’ai eu la chance avec le cycle d’être accompagné par des prêtres et pères de famille, et surtout par mon père spirituel qui est là pour m’aider à prendre du recul sur les potentiels « signes ». Enfin, Dieu ne nous laisse pas seul et nous offre d’innombrables grâces chaque jour, que nous les voyons ou non, et c’est en les accueillant avec amour que nous avançons sur le chemin qu’il trace pour nous, avec confiance en sa manière de nous guider vers ce qu’il y a de meilleur pour notre âme.
Jules